Notre itinéraire tour d'Asie 2020

Nous sautons le pas. Le départ est prévu pour la fin d’été 2020, entre août et septembre. Après une longue réflexion, c’est tout d’abord la décision de partir sans avion qui a été prise.
On vous explique pourquoi nous avons décidé cela dans cet article. Et nous allons développer dans un second temps la partie la plus sympa : le trajet en détails de notre tour d’Asie.

Cet article est rédigé en Novembre 2019. Nous sommes susceptibles d’y apporter quelques modifications mineures au cours des mois suivants, en fonction des rencontres et des opportunités proposées. Il sera donc modifié au fur et à mesure.

Nous rédigeons ici l’axe principal de l’itinéraire, dans les grandes lignes et avec des durées approximatives qui peuvent bien sûr changer, avant le départ mais aussi pendant le voyage en fonction des surprises ou des aléas que le voyage nous réservera. On vous explique également quels sont les modes de transports que nous allons privilégier pour pouvoir nous passer d’avion.

Nos modes de transport

Ce sont le train, le bus et le bateau que nous utiliseront principalement et qui vont nous permettre de pouvoir nous passer d’avion. En partant de Normandie, nous allons rallier l’Europe de l’est : notre objectif est d’atteindre la capitale Russe : Moscou. Moscou. On y sera. Et c’est avec le transsibérien, plus précisément le transmandchourien, que nous traverserons le continent pour arriver jusqu’à Pékin.

Bien sûr en évitant l’avion, nous mettrons approximativement trois semaines pour atteindre l’Asie du sud-est, contre une dizaine d’heures en avion.

Pourquoi on privilégie tout sauf l'avion ?

Mais pourquoi perdre autant de temps dans les transports me demanderez-vous ?
Tout d’abord pour une question éthique, nous voulions avoir le minimum d’impact sur la planète. Ce voyage nous permet aussi de répondre à une autre problématique : est-il possible aujourd’hui, à l’heure du toujours plus vite, toujours plus loin, de ralentir et de voyager autrement sans frustration ?
Et enfin, le trajet ne fait-il pas lui-même parti du voyage ? En choisissant de ne pas prendre l’avion c’est dans des contrées méconnues que nous irons, que nous ferons des arrêts. 

Nous avons déjà voyagé deux fois en Asie. Nous savons que les transports en commun en Asie sont d’une part peu chers (ce qui n’est pas négligeable lorsque l’on part faire un tour d’Asie : le budget a son importance), ils sont aussi pour nous un moyen de se mêler aux locaux et d’entrevoir leur mode de vie. Mais surtout, de limiter au mieux notre empreinte carbone.

Au-delà de l’empreinte carbone que génère un voyage en avion, ce que nous aimerions durant ce projet c’est aussi préserver la faune et la flore. Mais également soutenir l’économie locale en allant chez l’habitant ou dans des logements financés par eux-mêmes. Il n’est pas question pour nous de nous rendre dans des hôtels construits de béton, détruisant les littoraux et gourmands en énergie. 
Nous ne prétendons pas avoir aucun impact : nous ne sommes pas parfaits, loin de là. Nous ne souhaitons pas non plus donner des leçons.
Ce que nous recherchons à travers ce voyage c’est prouver qu’il est possible de voyager autrement, à qui veut bien s’en donner la peine.

L'impact du voyage sur la planète

Avant de vous parler enfin de l’itinéraire, il me semblait important de développer, pourquoi nous ne souhaitons pas prendre l’avion, et quel type de voyage nous envisageons d’entreprendre à travers quelques exemples pour démontrer que chacun de nos choix peut avoir un impact : positif ou négatif.

Concrètement : quels impacts climatiques lors d'un voyage ?

Lors d’un voyage, nous pouvons avoir, parfois malgré nous, un impact négatif sur l’environnement et la biodiversité. Notre impact peut donc avoir plusieurs formes insoupçonnées lorsque nous sommes mal renseignés.

L'effet tourisme de masse

Effet sur lequel peuvent surfer des agences locales peu scrupuleuses et par la même envahir et détruire la faune et la flore locale de manière réversible, mais aussi irréversible…
Prenons par exemple Maya Bay (Thaïlande), la plage rendue célèbre par le film The Beach sorti en 1999. Les autorités Thaïlandaises ont décidé de fermer le site quatre mois par an depuis Juin 2018 pour aider la faune et la flore à se reconstituer. Un article du Parisien paru en mai 2019 explique que cette plage ne ré ouvrira néanmoins qu’en 2021. ” Une grande partie des récifs coralliens autour de la zone a disparu et la vie marine a complètement disparu de Maya Bay, étouffée par les déchets et la pollution des moteurs ” (source).

Consommation de plastique

Avec les bouteilles en plastique en tête de liste, les Français figurent parmi les cinq plus grands consommateurs mondiaux de bouteilles plastique. Et cela ne s’arrange pas durant les voyages.
L’accès à l’eau potable étant souvent problématique : en effet encore aujourd’hui plus de deux milliards de personnes n’ont toujours pas accès à l’eau potable. Même si le continent asiatique se porte mieux que le continent africain, l’accès y reste tout de même difficile.
De fait, la consommation de bouteilles en plastique explose donc lors de nos voyages. Pourtant aujourd’hui il existe des systèmes de filtration d’eau très efficaces, notamment des gourdes, qui permettent d’assainir n’importe quelle eau et dans le même temps : diminuer son budget d’achat en bouteilles d’eau et réduire sa consommation de plastique.

Construction d'infrastructures touristiques

En plus d’être très peu esthétiques et écologiques en arborant des tonnes de béton et des dizaines d’étages en entassant les touristes les uns sur les autres, ces constructions peuvent également parfois détruire les littoraux ou l’environnement en s’implantant dans des espaces fragiles.
Ne serait-il pas préférable de choisir des hébergements ou des activités respectueuses de l’environnement ? D’une part vous aurez accès à davantage d’authenticité, mais vous ferez également un geste pour l’économie locale et la planète.

Le transport aérien

Notre dernier impact en voyage, et pourtant non des moindres, est notre empreinte carbone via notre choix en matière de mode de transport. Pointé du doigt : l’avion.

Sunrise hublot avion

L'avion, premier générateur de Co2

Quoi de mieux qu’une photo prise par le hublot pour parler du transport aérien ? Nous avons déjà expliqué plus haut que nous n’étions PAS parfaits, loin de là et que nous n’étions pas là pour donner des leçons. Preuve en est, nous avons déjà pris l’avion.

Ce que nous souhaitons créer ici, c’est une amorce de réflexion sur ce transport qui malgré sa praticité, engendre un coût en matière d’impact écologique. Le besoin d’assouvir mon envie d’évasion vaut-elle vraiment l’impact aussi négatif que je vais créer en prenant cet avion ?  ” Ai-je vraiment besoin de prendre cet avion pour faire Paris-Nice” ? “Ai-je vraiment envie d’aller à Barcelone pour un week-end connaissant l’impact que mon geste aura”. Nous sommes persuadés que la recherche est la clé de l’avenir pour ce transport. Mais en attendant de trouver des solutions plus propres pour ce moyen de déplacement, ne peut-on pas tout simplement faire autrement ? Que ce soit en compensant mes émissions carbones, ou simplement en prenant un autre moyen de transport ?

L’avion est aujourd’hui le transport le plus polluant : un kilomètre en avion est quarante-cinq fois plus polluant qu’un trajet en TGV.

Il nous faut être plus ambitieux afin de non seulement mettre un terme aux pertes, mais aussi d’inverser la courbe du déclin de la biodiversité.

Source WWF.

L'itinéraire en détails

Voici la liste des pays par lesquels nous passerons, dans l’ordre chronologique. Nous avons dû adapter notre itinéraire de départ au climat asiatique. Nous sommes donc arrivés à cet itinéraire :

Travail sur itineraire

Les pays prévus durant notre tour d'Asie

  • Russie : que nous allons traverser grâce au célèbre transsibérien et où nous ferons quelques hâtes afin d'y découvrir la culture et aussi nous dégourdir les jambes !
  • Chine : la destination finale du transsibérien : Pékin. Nous y passerons quelques jours avant de reprendre notre chemin vers l'Asie du sud-est.
  • Vietnam et Cambodge : pays étapes par lesquels nous devons passer pour atteindre la Malaisie. Nous en profiterons pour nous imprégner de la culture locale et découvrir ces pays que l'on ne connaît pas (Nous devrons aussi faire avec le temps qui ne semble pas clément durant la période où nous nous y rendons)
  • Malaisie : première étape, première association rencontrée. Nous pourrons les assister dans l'une de leurs missions : replanter des récifs coralliens et comprendre leur importance.
  • Indonésie : comprendre comment protéger un parc national face aux pollutions et pêches illégales à Raja Ampat notamment.
  • Thaïlande : Chiang Mai et Chiang Rai, là où le temps est plus clément. Nous retrouverons plusieurs familles et associations qui nous apprendrons les bases de la permaculture. Une agriculture respectueuse de la nature et sans déchet plastique.
  • Philippines : Investiguer sur la pollution plastique, eau et air et les différents impacts sur la faune et la flore. Mais aussi admirer les joyaux encore intacts.

Quelle durée pour notre tour d'Asie sans avion ?

Entre notre départ et notre retour, ce voyage durera six mois entre août 2020 et et février 2021.

Nous avons prévu un voyage s’étalant de mi-août à mi-février. Sur environ cent quatre-vingt jours. Ce qui nous amène à un voyage de six mois. Avec une vingtaine d’étapes, et dix pays traversés. Sans compter le retour, cet itinéraire nous amène à parcourir vingt-sept mille kilomètres parcourus, sans avion. Avec la durée que nous avons, nous passerons un minimum de trois semaines à chacune de nos grandes étapes : La Malaisie, l’Indonésie, la Thaïlande et les Philippines.
Nous avons conscience que cela semble encore assez court. Mais, nous voulions, pour ce premier voyage, une approche globale de ce que nous pouvions trouver comme ressources, richesses et problématiques, afin de condenser cela en un mini film d’une trentaine de minutes.
Le but étant de repartir par la suite, avec des questions plus poussées encore, auxquelles il nous faudra répondre.

Le tracé en détail de notre itinéraire

En parcourant le web à la recherche de blogs pour construire notre trajet de manière la plus optimisée possible : c’est à dire en prenant en compte la météo, nos besoins et les acteurs à rencontrer, nous sommes tombés sur ce site : tourdumondiste.com.
Aude et Nico ont crée un outil, qui clairement nous sauve la vie pour l’organisation du voyage. C’est également pour vous aider qu’on en parle ici. Il s’agit d’un planificateur de voyage, vous pouvez le retrouver ici.
Grâce à cet outil nous sommes en mesure de vous présenter une carte détaillée de notre itinéraire ainsi qu’un graphique, très visuel, qui permet de voir où nous serons en fonction des dates et des saisons.

itinéraire tour d'asie
itinéraire graphique un

On espère que cet article vous a aidé à comprendre nos motivations concernant les choix de destinations et la manière dont nous souhaitons vivre ce voyage.
Si vous avez des questions, ou des suggestions n’hésitez pas à nous laisser un commentaire ou à nous contacter ici.

A bientôt !

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4 comments

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Vous devez avoir tellement hâte ! L’excitation doit commencer à monter tout doucement ahah !
En tout cas je suivrais ça 😉 et j’aimerais beaucoup prendre le transsibérien un jour dans ma vie, donc j’ai hâte de lire votre retour dessus ^^
Bon voyage à vous

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OMG Yes ! Si tu savais je suis super stressée ! Je commence à réaliser doucement et ça fait très bizarre !!!!!
OK je tâcherai de faire un article digne de ce nom pour toi sur le transsibérien ! 😛

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J’adhère à 100% !! L’itinéraire est ouf ça fait rêver ❤️ Vous allez voir des paysages magnifique avec le transsibérien😍 J’ai hâte de lire la suite de vos aventures 🙂 et au passage j’en profite pour te dire que ton blog est génial !!!!!!!!!! J’adore !!! ( j’étais déjà venue ) mais j’avais pas laisser de commentaire lol

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Merci Emilie c’est super gentil ! Je suis contente que l’aspect général du blog te plaise 🙂
J’espère que les prochains articles te plairont. J’en prépare deux autres pour ce mois-ci….!

Merci beaucoup aussi pour ton commentaire concernant notre itinéraire ! Je mettrai des nouveaux articles pour parler de l’avancée. Pour le moment on met en place tous les partenaires et c’est assez long.
Merci beaucoup et à très vite Emilie <3

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