4 pièges à connaître pour manger végétalien sereinement au Japon

Manger végétalien au Japon peut s’avérer être un vrai casse-tête. Si vous êtes vegan et que vous souhaitez tout de même profiter de votre séjour pour découvrir la gastronomie japonaise version végétale, vous êtes au bon endroit. Sushis, yakitori, takoyaki etc. Pour manger végétalien au Japon, il y a 4 pièges principaux à éviter. Des appréhensions aux conseils et astuces, je vous délivre un guide de survie vegan au pays du soleil levant !

Comprendre les pièges pour les éviter et le commerce animal au Japon

Le Japon n’est pas particulièrement connu, dans l’imaginaire collectif, comme un pays axé sur le mode de vie à tendance végétale (on pense tous aux fameux sushis et aux plats de poissons crus ou encore au bœuf de Kobé). Par conséquent, ce pays étant une île (sans blague), la plupart de leurs plats sont donc composés de produits de la mer. La culture de la pêche et de fait, la cuisine à base de poisson, sont énormément développés. 

Ma première appréhension était vis à vis de leurs coutumes et rapports directs avec les animaux. En effet, de par sa culture et ses pratiques encore douteuses envers les animaux, le Japon n’était initialement pas une destination qui m’attirait. Néanmoins, si vous me suivez sur Instagram, vous avez dû voir que finalement nous avons adoré ce pays malgré son désamour pour les animaux. Pour vous aider à voyager sereinement et réussir à manger végétalien au Japon, je vous donne 4 pièges à connaître et à éviter !

1) Les bars à animaux

Pensons d’abord aux bars à animaux au Japon (bars à chouettes, bars à chats, bars à hérissons etc.). Ces bars ne sont PAS respectueux des animaux. Vous trouverez beaucoup de ces endroits dans les grandes villes comme Tokyo et Kyoto, Osaka etc. Des villes au fort potentiel touristique.

Faisons un focus rapide sur les chouettes par exemple. Bien sûr nous avons tous envie d’approcher ces animaux si difficiles à observer de près dans la nature. Les voir de plus près, les admirer. Vous ne pensez sûrement pas mal faire au départ. Seulement quand on y réfléchit bien, ces animaux sont nocturnes et sauvages. En les soumettant aux désirs des clients et des voyageurs, touristes, de les approcher de jour, les caresser, etc.,  ils sont enchaînés, ou enfermés dans des box, de manière à ce qu’ils ne puissent pas bouger et surtout nous changeons leur cycle naturel de vie diurne / nocturne puisqu’ils restent éveillés la journée. Et soyons honnêtes, câliner une chouette ou prendre un thé près d’elles, ce n’est pas franchement naturel, n’est-ce pas ?

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Biche en liberté au parc Nara, près de Kyoto.

2) Le poisson

Autre piège à éviter, et non des moindres : le poisson. Il existe encore au Japon la pratique de la chasse à la baleine. Point qui me rebutait de me rendre dans ce pays, pour ne pas soutenir ce genre de pratique. Ou encore la pêche du thon rouge. N’avez-vous jamais vu ces immenses étendues de thons rouges entreposés dans les hangars ? Ces pratiques (et ne parlons que de celles-ci.) sont non seulement hostiles aux animaux mais elles sont également nocives pour l’environnement.

Le thon rouge

Pourquoi est-ce mauvais pour l’environnement de se nourrir de poisson ? Et plus particulièrement du thon rouge ?
Il est très courant de trouver du thon rouge dans les plats japonais.
Mais cette espèce, le thon rouge, est en danger. Ainsi que la baleine et bien d’autres espèces mais concentrons-nous sur ce poisson.
Les quotas mis en place afin de réduire la pêche et diminuer la tension sur elle voit grandir un commerce illégal de pêche. De surcroît, le thon rouge est un prédateur dans la chaîne alimentaire marine et sa disparition entraînerait l’effondrement d’un équilibre déjà bien fragile.

Destruction des ressources

Deux problèmes ressortent de ce constat.
Premièrement : le thon rouge est financièrement très rentable. Au kilo, il est l’un des poissons qui rapporte le plus.
Deuxièmement, les bateaux de pêche se faisant de plus en plus immenses consomment et prélèvent par la-même davantage de ressources afin de fonctionner et être rentables. Cela a pour conséquence des pêches de plus en plus importantes et à l’aveugle dévastant tout sur leur passage : fonds marins, espèces protégées ou non.

Et le poisson, est bien sûr “facile” à éviter quand il est cuisiné de manière brute. Mais quand il s’agit des bouillons… Là c’est une autre histoire !

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Okonomiyaki vegan à Hiroshima. Une de mes adresses préférées au Japon !

3) Les bouillons

Vous n’êtes pas sans savoir que nombre de mets asiatiques sont cuisinés et servis avec des bouillons. Le japon n’échappe pas à cette règle !
Un autre aspect subtil auquel je n’avais pas pensé non plus initialement : les bouillons.
Il vous faut avoir à l’esprit que la plupart des bouillons sont cuisinés avec de la viande pour pouvoir éviter ce piège et manger végétalien.
La plupart de ceux
utilisés pour cuire ou faire mijoter les nouilles, ramen ou encore les okonomiyakis, sont à base de poisson, poule, bœuf etc.

Aussi, la nuance ” végétarien ” et ” végan / végétalien ” sur les menus prend ici tout son sens ! (Je ne fais pas de point ici sur la différence entre végétarien / végétalien / végan car ce n’est pas le propos mais pour approfondir le sujet c’est par ici !)

En effet, vous pourrez trouver des spécialités végétariennes, mais le bouillon ne sera pas végétal.

En revanche, si vous choisissez des plats vegans, vos bouillons seront à base de légumes.

Mes adresses pour manger végétalien au Japon

4) Éviter le piège de la gélatine

Dernier point à prendre en compte pour outrepasser les pièges : la gélatine. Beaucoup de pâtisseries japonaises sont réalisées avec de la gélatine.
Mais, cette dernière n’est
pas toujours végétale. Avant de partir nous avons eu la chance de pouvoir mettre en place une visite avec Marion de l’agence Urban Trekkers qui nous a guidés dans ce dédale de plats inconnus, à la découverte des merveilles culinaires nippones et… végétaliennes ! Ce fut une découverte riche en goût et en apprentissage car Marion a su nous offrir plein d’informations sur la culture japonaise.

De plus, il nous a été possible de découvrir la culture gastronomique du Japon, sans abandonner nos convictions !

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J’espère que cet article vous a plu. N’hésitez pas à me dire en commentaire si cet article vous a aidé pour préparer votre voyage et votre découverte culinaire au pays des Sumotoris !

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